mercredi 28 octobre 2009

Beat pour tous et tous pourris?!

"Qu'est-ce qui ce passe Mr stNz*?"
Semaine 43
Hot95 Radio RGB99.2 - Tous les dimanche de 21h à 23h


Une fois n’est pas coutume, je me baladais la semaine dernière sur le net et je suis tombé par hasard sur une vidéo ou on pouvait trouver des artistes telles Twista, Pete Rock, Ice T, et une multitude d’autre personnalités de tous horizons artistiques (affiliés au monde du hiphop…).Vous vous dîtes, mais qui depuis Jay Z dans « Roc Boys » à réussi à réunir autant d’artistes dans un même clip ?! Bon ok, je vous avoue tous : en fait il ne s’agissait pas d’un clip mais d’une publicité pour un jeu du non de BEATERATOR, sur PSP.



Les férus de technologie que nous sommes auront facilement deviné qu’il s’agit belle et bien d’un logiciel de beat making adapté à la console portable de Sony. Les Geek ajouterons qu’il ne s’agit pas du premier soft du genre sur console, encore moins sur une console portable (il existait déjà à l’époque de la Game Boy Advance le logiciel Mtv Music Generator). En voyant cette vidéo, on devine aisément l’approche marketing de l’équipe Rock Star (éditeur de la série GTA) : une ambiance feutré, un canapé, un projecteur pointé sur une déferlante d’artistes et Beat Maker confirmés (américains) essayant le produit et donnant leurs avis sur les possibilités « extraordinaires » de BEATERATOR.



La ou j’ai été interpelé dans cette video, c’est quand la légende de Los Angeles Ice-T a affirmé que beaucoup d’artiste auraient émergé à l’époque si des logiciels tel que BEATERATOR avaient existé…Cette phrase donne matière a réfléchir : Les puristes (encore et toujours les mêmes) tenterons de faire taire un telle affront et diront que ce genres de propos sont encouragé par l’éditeur du jeu pour lui conférer une certaine crédibilité…pour une fois, je ne serai trop pas en désaccord avec eux. Mais outre le fait que le T-Frais à peut être raison, cela signifie que faire des beats serait accessible a Mr et Mme Tous-Le-Monde aujourd’hui????

Enquête !

A l’ancienne…

Les Beat Maker de la première heure étaient pour la plupart (mais pas tous…) des DJ, particulièrement ceux qui ambiançaient les blocks-party en faisant durer le plus longtemps possible les breaks des morceaux de Funk grâce à l’art du Passe-passe. Ces DJ ont fait évoluer leurs arts de manipulateurs de vinyles vers la création musicale. Du découpage à l’assemblage des portions sélectionné avec soins dans les collections de vinyle, faire des beat ca signifiait déjà d’avoir beaucoup de matériel :



- Un séquenceur
- Un sampler
- Une table de mixage
- Du matériel de monitoring (ampli, baffle)
- 1 (ou 2) Platine-vinyle- Des vinyles
(généralement une collection conséquente pour sampler originalement)
- Des Synthé, ou divers instruments électronique ou accoustique




Outre la nécessité de bénéficier de suffisamment de place pour entreposer tous ca, il fallait avoir de sacré moyen pour assumer de tels investissements. On pouvait soit bénéficier d’un Ghetto sponsoring (hum hum) ou bien être né dans la bonne famille ou bien être très courageux et risquer la désocialisation en se tuant au taff pour investir dans des machines, sans pour autant être sur qu’elles permettront de percer un jour dans le milieu de la musique (la quantité de matériel de musique disponible à Cash Converter devrait suffire à convaincre les plus sceptique…).

Heureusement que d’ingénieux électronicien on pensé à nos cher compositeurs et mis à leurs disposition des solutions hardware (toujours des machines) telles la MPC, afin de réunir dans le même appareil des fonctions centralisé de sampler-séquenceur-boite à rythme. Jean-Marie Messier en a parlait 20 ans plutard pour Vivendi, Roger Linn (inventeur du Midi Production Center) à appliqué « la convergence artistique » pour le monde de la production musical électro-rythmique (j’avoue que la comparaison est un peu tiré par les cheveux !). Malgré la révolution qu’a constituée l’utilisation d’échantillonneur par les beat maker (série des MPC, E-MU SP1200…), faire des beat était encore réservé à une certaine élite, mais plus pour très longtemps…



L’ordinateur à la rescousse des portes monnaie



La puissance des ordinateurs augmentant, ils ont commencé à être utilisés dans la production musicale dès le début des années 90. Le premier séquenceur informatique est le bien connu Cubase 1.0, développé à la fin des années 90 exclusivement sur ATARI. Des versions Apple puis Microsoft ont fait leurs apparitions vers 92 mais ce n’est que plus tard que les hiphopeurs ont exploité ces solutions comme alternatives aux machines. On pouvait certes travailler en virtuelle via ces logiciels comme sur des machines, mais les solutions informatiques restaient encore peu abordables et était donc réservé au studio professionnel, qui disposaient de bécanes assez puissante pour supporter la gourmandise des « Logic pro », « Pro Tools », « Cubase » afin faire de la musique assisté par ordinateurs (MAO).


De plus, le cercle très fermé des personnes ayant la maîtrise des machines était déjà bien installé et il n’était pas concevable pour ceux-ci que des pseudos zikoss aux tendances informa-Geek, entrent dans la cours des grands à coup de souris et de tabulations…Il n’était donc pas de bon ton pour un véritable « architecte sonore » (c’est pompeux je sais) de faire mumuse avec son clavier et sa souris pour concocter un beat. Ceci dit, on ne peut pas dire qu’il était facile de se lancer sérieusement dans le trip quand le seul programme accessible pour un individu lambda fut le fameux Dance & Hiphop E-Jay sorti en 1997.


L’un des logiciels qui m’a permit de sortir quelque chose artistiquement interressant fut le logiciel MUSIC 2000, édité sur PlayStation dès 1999 s’il vous plait (à la même époque sortait ACID Pro sur PC qui remplissait les mêmes fonctions mais encore fallait-il avoir un PC puissant…). L’évolution des capacités de ces logiciels à augmenté quasi proportionnellement avec les caractéristiques des ordis personnels (mémoire Vive supérieure à 512Mo, Disque dur de grande capacités, vitesses de processeurs supérieurs à 1Ghz…).



Faisant parti de cette catégorie de « Low Budget » Beat Maker, mes complexes faces aux « Machinistes » se sont envolées quand mon mentor musical, LE GRAND CHAUVE (aka Big Miq), m’a fait découvrir 9th Wonder sur l’album the Listening de Little Brother : Il me paraissait incroyable que de telles instrus (toutes celle de l’album), si complètes musicalement, aient put être produite sur un simple PC. Pour le souvenir que j’en ai, cela m’a convaincu que la concurrence était bel et bien établie et que les « MPCiste » et autre « SP12ziens » avaient du souci à ce faire…Aujourd’hui, objectivement, il est indéniable que ces différents logiciels remplissent exactement les mêmes fonctions que les machines de production musicales. Il faut quand même admettre que ces capacités ne s’étendent pas aux étapes de post-prod, pour lesquelles ordinateurs et consoles de jeux ne disposent pas de suffisamment de puissance pour obtenir de bons résultats au MIX ou au MASTERING. Il ne faudrait pas que les pros perdent leurs métiers quand même !!


Petites précision finale : si on ne tient pas compte de CUBASE SX (expert) qui coute à peu prêt le même prix qu’une MPC 2000 si ce n’est plus (glurp), le prix des séquenceurs/échantillonneurs sur pc ne dépasse pas les 400 euros. Si vous voulez éviter le son tout pourri de la carte son intégré de votre PC, vous pouvez même investir dans une carte son semi pro : il y a une multitude de logiciels de MAO gratos pour vous
.


Alors toi qui à toujours rêver de t’essayé à la production, si tu es créatif et un peu débrouillard, petit conseil de tonton Stanz’ : l’achat du séquenceur informatique le plus « fruités », te permet de bénéficier de mises à jour gratuite à vie. (A condition de na pas l’avoir piraté…sinon COUIC !). Les versions deviennent de plus en plus complètes au fils des années et concurrencent TRES SERIEUSEMENT les machines…

Alors au lieu de perdre ton temps avec un jeu sur PSP, qui ne laissera surement pas s’exprimer ta créativité comme Timbo le faisait sur son ASR-10, commencent peut-être par chatouiller un clavier AZERTY et une souris, ca donne des ailes pire que la Red Bull, foi de STANZZZ !

BAZZOURIA !

Mr stNz*<


Nb : Une petite pensée pour la maison INTUA, les développeurs de l’appli. Beat Maker for i phone (qui n’est d’ailleurs pas utilisable plus de 20 minutes sans fumer la batterie et risquer une explosion type AZF dans tes mains !). Ils ont réussi à faire tenir dans la bête un logiciel de MAO qui imite avec fidélité la MPC…le tous pour la modique somme de 15 euros…Marley Marl, Primo, Pete Rock, une réaction ???

lundi 12 octobre 2009

Farce et autres Rap...

"Qu'est-ce qui ce passe Mr stNz*?"
Semaine 41
Hot95 Radio RGB99.2 - Tous les dimanche de 21h à 23h


Quand on allume sa radio sur les fréquences dite urbaines, ou qu’on se ballade sur les portails spécialisé RAP, on se fait très rapidement une opinion sur ce qu’est la Rap français. Sujet récurrent : les réputations de caïds (vraies ou fausses), l’apologie de la rue et la dévotion totale qui lui est voué, ou encore la revendication d’une authenticité à l’épreuve de toute tentative de démasquage (« MOI je suis un vrai, et tu peux pas m’tester »).

Aujourd’hui, la majorité des emcee français pioche dans l’un ou l’autre de ces schémas pour ce faire une place dans le Rap Jeu, avec plus ou moins de réussite. Loin de moi l’idée de critiquer ce fait. Ferrus de hiphop, il me semble que tous ces thèmes sont indissociables du PRF. La où cela deviens intéressant c’est lorsque l’on compare le manque d’univers du rap français par rapport à la palette ultra-diversifiée d’univers du rap américains. Et des différences il y en a…Explication.

D’où vient le rap français ?

A l’origine le rap en France, c’était comme tous mouvement émergent : une courant un peu marginal, très inspiré du modèle original provenant directement des Etats-Unis à l’époque. Le graff ayant fait son entrée dans le moove quelques années plutôt, les b-boy ont ajouté la discipline de la danse au hiphop. Ces deux disciplines reposaient sur des explorations artistiques intenses mais sutour avec un fort esprit de compétition.

C’est sur les mêmes valeurs que le emceeing s’est développé vers la fin des années 80 pour la France Je ne parle évidemment pas des chanteurs de variet’ qui sous couvert de chant un peu « parlé » se revendique aujourd’hui encore comme précurseurs du mouvement hiphop en France (Jacky Quartz - Juste une mise au point ..ca fait toujours bien d’être précurseur de quelque chose Nimportekoi !!).

Le rap (discipline de l’art de la parole en rythme utilisé dans le hiphop) c’était donc cela au début : des mecs, souvent issue du mouvement en tant que breaker, graffeur (ou les deux) qui expérimentaient la récitation de leurs écrits sur des productions rythmés.

Les grand frères américains ont débuté leurs rap à la fin des 70 au sein des blocks party où le but principal était d’ambiancer les foules avec des lyrics entrainantes (« Claps your hands everybody », « Everybody say HooHo » etc.). D’où le terme « maîtres de cérémonie ». Le but n’est pas de retracer l’histoire du rap, mais dans la durée, les textes des MC se sont peu à peu structurés, ont commencé à dépeindre la réalité de l’endroit d’où sont nés les mouvements, réalité tantôt joyeuse, ou malheureuse, tantôt authentique ou romancée.

Sont apparu aussi des mouvements en parallèle qui ont décidé de sortir le hiphop de son origine (les quartiers populaires) pour toucher un public plus large. Cette extension s’est fait par l’intermédiaire de groupe tel Public Enemy ou Run DMC, qui ont trouvé leurs salut grâce à leurs ton revendicateur et leurs textes très engagé politiquement (« FIGHT the Power »…).
Ils dénonçaient au travers de leurs textes le système politique et les inégalités sociales de leurs environnements.

Le hasard ou l’évolution naturelle du mouvement en France à fait que c’est dans ce climat revendicateur que les premiers groupes de RAP Français on commencé à émerger en s’inspirant fortement des groupes d’outre atlantique.

Le rap français à donc pour origine des groupes au ton revendicateur, dénonçant à leurs tours le travers difficiles d’une certains France d’en bas. Les plus sensibles à l’émergence de cet outil de dénonciation du système se trouvent en règle générale dans les quartiers populaires, en banlieue des grandes villes. Les groupes NTM ou IAM en sont les exemples les plus concrets.



A cette époques la majorité des rappeurs se sont lancé dans cette mouvance de Rap engagé ce qui à induit un faible intérêt des rappeurs cocorico pour le rap festifs, ou rap « léger » ce qui auraient sans nul doute été le cas si le l’émergence s’était faite plutôt.

A noté que certains illuminés (Belges ou Maisonnais selon les goûts) ont fait du Rap Francophones en dehors des carcans revendicateurs très majoritaires de l’époque (je parle bien sur de Benny B et de MC Solaar).

Et Après Qu’est ce qui s’est passé??

Ce qui s’est passé est d’une simplicité affligeante ; Au lieu de s’enrichir de tout univers susceptible de le faire progresser telle que ça à été le cas aux états unis, le rap Français s’est très rapidement enfermé dans de la dénonciation quasi exclusive.

Dénonciations légitimes car il y avait des choses à dire, il y avait des choses à montrer du doigt pour que les « marginaux du système » se sentent moins seuls dans leurs situations.

Tandis qu’aux états unis le mouvement s’est diversifié de façon riche (avec un rap teinté de toutes les influences géoculturelles possible), le rap français s’est inexorablement spécialisé, avec l’apparition d’un nombre de groupe incalculable, ayant le souci commun de dépeindre de la façon la plus authentique leurs quotidiens…TOUS DE LA MEME FACON, et quelque soit le lieu ou le groupe naissait (NAP, IAM, NTM, EXRPRESS D, SCRED CONNEXION, ASSASIN, LA CLIQUA). Ces groupes ont eut le mérite d’être les meilleurs promoteurs du rap français de l’époque, et l’émulation ainsi généré à alors crée une compétition. Qui a fortement contribué au développement du style de chacun des groupes.

Malheureusement, à ne traiter que les même sujets, on touche un public restreins chez qui la lassitude peut se faire sentir au bout d’un moment. Pire, on fini par ne plus avoir rien à dire. Tout le monde s’est engouffré dans le revendicatif, sans prendre la mesure du potentiel de rap traitant d’autres sujet.

Resultat, peu de mouvance différente se sont développé pendant que le Rap engagé à la Française prospérait, et ce handicap nous le payons encore aujourd’hui, par le retard artistiques qu’il est possible de ressentir.
Nous ne disposons en France que de références rapologique lié a ces univers socialement engagé, contrairement au américains qui possèdes des références de toutes les sortes :

- pour le rap ethnico-politique (Arrested Developpement, Dead Prez),
- rap puriste (D.I.T.C, Boot Camp Click, Wu Tang…)
- rap gangster (N.W.A, Dogg Pound Ground…)
- rap Soul-Jazz (ATCQ, DeLaSoul, Pete Rock n CL Smooth…)
- rap mélodieux (Bone Thugz n Harmony...)
- rap Freaky (Outkast, Timbaland-Magoo, Missy Elliot...)
- rap Bling Bling (No limit Soldiers, Cash Money Millionaire)

Le rap français s’est cherché et se cherche toujours. Pour preuve, le grand frère américain, plus visible que jamais, constitue toujours le meilleur appuie pour donner un nouveau souffle à nos chères petites têtes grenées

On a pu voir le thème ghetto/gangster popularisé par des groupes comme le Minister A.M.E.R (« les rattes aime les lascars »…), très influencé par le Gangsta rap West Coast (mid 90’s). Le style à été copiés, exagéré, déformé par d’autres groupes mais l’influence du groupe Val d’Oisien est indéniable dans la démocratisation du « Lascar’ rap à la française »)

De la même façon le thème très bling bling et ostentatoire du Dirty South n’a pas mis longtemps a s’imposé dans le PRF aujourd’hui.

Il est drôle de voir comment les activistes du rap « ghetto » jusqu’ici seul dans le PRF tente de résister à l’influence du Crunk, de la même façon que les raps engagés des années 90 à tenté de résister au l’arrivé du rap ghetto…La lutte sera vaine je pense, il est même peut être trop tard.


Les délires mégalomanes très axés sur la possession d’argent et de femme à ne plus savoir quoi en faire, on y vient de plus en plus.

En attendant, je pense que même dans un petit pays comme la France il y a de la place pour tous le monde.Et puis tant qu’un MC est bon, laissons lui la possibilité d’exister au moins, pour donner un bouffer d’oxygène au moove.

Méfiance car au bout d’un moment, quand les générations de petit frères ne voudront pas reprendre le flambeau, et que les modèle alors actifs au States ne seront plus adaptables, alors tout doucement la flamme s’éteindra, sans que cela ne dérange personnes (même pas les puristes adeptes de rap Oldschool et ceux là vraiment je ne leurs dit pas merci !!)

BAZZOURIA !

Mr stNz*<


Nb : une pensée a tous ceux qui font du son simplement pour le kif. Car ce n’est pas le bif qui tue le mouv’, ce sont les personnes qui préfèrent en accumuler en orientant le Rap jeu dans le sens but du profit immédiat. Une pensée aussi à tous ceux qui prennent le risque de ne pas suivre la majorité, et qui assument leurs influences quel qu’elles soient.

samedi 10 octobre 2009

Auto-tune Funeral ?!

"Qu'est-ce qui ce passe Mr stNz*?"
Semaine 3
9
Hot95 Radio RGB99.2 - Tous les dimanche de 21
h à 23h

Je ne pense pas prendre trop de risque en affirmant que le nombre d’auditeurs n’ayant jamais entendu parler d’auto-tune doit pouvoir se compté sur les doigts d’une main. Parce que mis à part ceux qui n’écoute que Radio Classique, ou les puriste du Hiphop qui ne jurent que par les sont de Group Home (qu’ils aillent se faire cuire un œuf ceux la !), il me semble que personnes n’a pu y échapper ces derniers temps.

Encore faut-il savoir concrètement ce que c’est !

« Ah ouai, c’est un technique qui fait sortir l’argent automatiquement des poches… auto…tune»
« Pfff, j’connais moi l’auto tune, C’est un micro spécial qui change la voix de T-Pain »…
« Mais n’importe quoi, Auto-Tune, c’est le style de rap de Lil wayne que tout le monde pepom…»

Eh ben, c’est pas gagné… Merci Mamadou, Moussa et Rachid pour ces interventions, on vous donnera des Raiders…Remettons l’horloge de Flavor Flav’ à l’heure !

• Qu’est-ce que l’Autotune ?

L’Auto-tune, ce n’est pas un micro, ce n’est pas un style de musique ou je ne sais quoi d’autre…L’auto-tune, c’est avant tout un logiciel crée par la société Antares en 1997. Ce logiciel, indépendamment de ce que l’on pourrait croire aujourd’hui, à été développé au départ pour faire de la correction de Pitch.


Petite explication Jammy : quand une voix humaine enregistrée en studio ou en live entre dans le logiciel, celui-ci réajuste automatiquement la voix de notre protagoniste pour que cela sonne JUSTE ! Si pour un chanteur de métier ou un artiste confirmé les petits défauts de ton ou de justesse vocale sont très facilement gommé, l’effet est encore plus spectaculaire lorsqu’une casserole passe derrière le micro ! Les Loana ou autre Jean-Pascal, propulsé en deux/deux sur le devant de la scène pourront en témoigner (si ils l’assument, ce qu’ils feront sans trop de mal…). Par métonymie, toutes les technologies permettant de faire de la correction de pitch sont aujourd’hui qualifiées « d’auto tune ».

Quoi qu’il en soit, avec ce bidule magique, quand tu ne sais pas chanter, tu sais quand même! Révolution, plus besoin de risquer des scandales comme pour Milli-Vanilli, groupe qui n’aurait surement pas disparu de la circulation si l’Auto tune leur avais permit à l’époque de chanter avec leurs propre voix.

• Mais t’es sur que ca ne fait que ‘corriger’ la voix ?!

Patience, j’y viens jeunes fanatiques ! Certains ingés son très ingénieux (en même temps le contraire serait un comble) ont poussé les paramètres de la correction plus loin, jusqu'à obtenir un résultat « chatoyant » pour l’oreille humaine; on est alors passé d’un correcteur de pitch à un effet intéressant s’il est bien exploité. Intéressant et surtout beaucoup plus « simple » que la technique du Vocodeur jusque là utilisé pour créer l’effet voix robotisé (Teddy Riley et son tuyau raccordé au piano).

Les ingénieurs ont d’ailleurs tenté de faire passer l’effet Auto-Tune pour un effet Vocodeur, pour conserver le secret de fabrication. Pas pour très longtemps… Car progressivement, les premiers sons utilisant ouvertement l’auto-tune ont fait leur appariation.

On se souvient tous de Blu de Eiffel 65 qui intégrai déjà l’effet en 1998, mais surtout du son de Cher « Believe » !
L’effet à été remis au gout du jour aux alentour de 2005 lorsque des artistes comme T-Pain on décider d’en faire leurs marque de fabrique (autant que Roger Trutman l’avait fait avec le Vocodeur dans les 80’s).
Maintes fois copié par des chanteurs RnB en mal de personnalité artistique, l’effet initialement réservé au chant a réussi à bousculer le portail de la forteresse très conservatrice du Emceing.

Lil’Wayne ou même Kanye West ont fait le pari d’album majoritairement constitué de morceau enregistré sous auto tune…

• Mon point de vue…et celui de Jay-Z :

Selon moi, au même titre que les « diss » ou les « featuring-avec-Elephant-Man » au début des années 2000, l’utilisation est passé de quelque chose de tendance, à « on-ne-sait-plus-trop-quoi ». Tous ce qu’il faut, c’est placer un ou deux sons « auto-tuné » dans le tracklisting et c’est bon, on tient le single de l’album …



Outre le fait que les légères subtilités de chants sont beaucoup moins perceptibles chez les chanteurs (même les toutes petites imperfections qui donnaient du style à Mariah Carey dans les 90’s sont impitoyablement gommées), la démarche artistique en est devenue faussé. Je ne dit pas que les single de la période « prè-autotunienne » ne répondait pas à des code spécifiques de l’époque. Ce que je dis, c’est que si il n’y a que Jay-Z pour dire haut et fort « moi je ne ferais pas un énième single électro-modifié », alors je me joins à lui. On risque d’arriver à un point ou les charts seront remplis de sons édulcorés se ressemblant tous. C’est peut-être déjà trop tard, quand on constate que le top Ten Rap music (et par extension du RnB) n’est quasi fait que des sons confectionné sous Auto Tune. Qui chante ? Qui chantonne ? Qui fait des vibes? Puisque l’auto tune remet a niveau tous le monde (ou tire plutôt ce niveau vers le bas…).


L’infection est encore plus virulente que la grippe A, puisque nos contrées n’ont pas résistée longtemps à la déferlante. Booba, Mala, Rohff, James Izmad…Ca fait un peu trop pour mes oreilles qui ont besoin d’entendre des choses un peu original de temps en temps, ce qui n’était déjà pas trop le cas aujourd’hui en France…

Alors Shawn, oui c’est à toi que je parle et je sais que tu kif a fond ma rubrique dans ta Maybach de luxe. Soit sincère avec Tonton Stanz’ :

- ou ta démarche est sincère et dans ce cas là je suis à fond avec toi, car pour le bien de notre mouvement, je souhaite que chaque artiste soit en mesure de proposer sa façon à lui de faire un Hit.
- ou alors c’est ta rage qui s’est exprimé dans DOA lorsque tu t’es rendu compte que ta voix de bricoleur ne te permettrai pas de faire un album comme celui de ton soss’ Kanye …Who knows…



BAZZOURIA !!

Mr stNz*<

Le phénomène Jerk" par Mr stNz*

"Qu'est-ce qui ce passe Mr stNz*?"
Semaine 37
Hot95 Radio RGB99.2 - Tous les dimanche de 21h à 23h



Tous d’abord le « Jerk’ » dont je vous parle n’a rien à voir avec le courant musico-dansant des années 60, plus tardivement popularisé par le Légendaire Thierry Hazard (année 80) avec cette chanson que je vous laisse le soin de retrouver sur You tube.

Cette précision faite, je peux donc vous donner plus d’informations. Et oui comme tous les 2/3 ans maintenant (on commence à avoir l’habitude) des mouvements que je nommerai Hype font leurs apparitions ça-et-là dans le P.H.M (paysage Hipopologique Mondial). C’est ainsi et si on ne prête pas attention à son petit doigt, a peine est-on au courant de l’existence du moove que déjà il est obsolète (on se rappelle tous du Harlem-Shake ou du Krump…) ! Heureusement que tonton StNZ est la !

Trêve de considération perso, Le Jerk ou exactement Jerkin’ est un mouvement originaire de Los Angeles initié en 2008. Il a gagné en popularité en 2009 sur toute la côte Ouest pour aujourd’hui s’étendre sporadiquement sur les états unis et outre-Atlantique (Mouss en France !). Trois composantes définissent le Jerk :

  • La Danse
  • La Musique
  • Le Style
Danse

Tout commença par la danse. Ce n’est pas difficile aujourd’hui de populariser un délire. Hop, deux, trois vidéos sur You tube, quelques jeunes chenapans suffisamment charismatiques pour être copié par la masse de « voyeurs » du net et le tour est joué ! C’est ce qui s’est passé pour le Jerk, qui en 2008 à bénéficié de la promotion quasi journalière de petits groupes de potes à L.A., montrant leurs exploit partout ou c’était possible (cours de récréations, centres commerciaux, en plein sur le route, Parking…). On notera par exemple le crew « The Rangers » (anciennement« GoGo Power Rangers », j’ai dit qu’ils avaient 15/16ans !!) qui fut le groupe ayant bénéficié de la plus grande visibilité. Ce type de promotion via PodCast n’est pas sans rappeler la visibilité dont a bénéficier quelques mois en France le mouvement Tektonik (je me risque à comparer UNIQUEMENT la mise en marché du délire et RIEN D’AUTRE !!!).
La danse se pratique en bougeant les jambes façon « battement d’aile » (Jerkin’), puis en intégrant les pas de base tel que le célèbre « Reject » (genre de « Rap » dance à l’envers typique du Jerk), ou le Dippin’.
Le reste des mouvements dépendent des capacités des « Jerk’ » et sont pour la plupart issue du break et de la danse debout (hype...) selon les goûts de chacun.
Nb : le danseur de jerk’ s’appelle aussi « Jerk ‘».

Musique

Le Jerk se pratique en général sur des sons au BPM rapide (90 à 100Bpm) qui s’apparentent au Hyphy, un style de hiphop originaire de la Bay Area de L.A. (E-40 en est le fer de lance). Peu à peu des sons typiques de Jerk on fait leurs apparitions pour mieux coller aux chorégraphies de ces ados fluorescents. Des exemples de sons représentant parfaitement le Jerk sont « Your a Jerk » des New boys et « Teach me how to Jerk » du groupe Audio Push. Vous trouverez les liens vers ces deux morceaux sur le site http://www.hot95.fr.



Style


Jeunes, peut-être mais pas moins fashion pour autant. La tendance étant ce qu’elle est, les Jerk ne font pas exception. Le style des Jerk est un peu plus près du corps que les traditionnels baggy de leurs ainées (qui sont définitivement en perte de vitesse dans le monde du hiphop…). C’est peut être plus simple pour danser…
Bref toujours est-il qu’il n’est pas rare de voir deux ou trois slim dans les groupes de jerk! De quoi faire bondir de stupeur les Mollah du style de L.A. (adepte des dickies et Chuck taylor bleu ou rouges selon les goûts !).
Jordan, Vans, Nike High, Rayban Wayfarer, T-shirt vieilli et coupe Iroquois, le style des Jerk n’est pas sans rappeler les b-boys de la fin des 80’s, avec quelques petites touches très contemporaines (school backpacker, sac d’école porté très haut sur les épaule…).


Au risque de me faire huer une fois de plus par les puristes du hiphop, il n’est pas difficile de trouver des points de comparaisons entre le style des Jerk et les « Peknotik »…la culture hiphop en moins !!


En espérant simplement que cela soit moins éphémère pour les californien… Quoiqu’il en soit ce mouvement est aujourd’hui commercialement exploité via de nombreux canaux de distribution, ce qui ne fait qu’augmenter l’espérance de vie du délire :

- BET Awards 2009, avec une apparition du groupe New Boys
- Concert de Ciara 2009
- Clip de Mary J Blige
- Campagne de Pub Pepsi

BAZZOURIA !

Mr stNz*!