"Qu'est-ce qui ce passe Mr stNz*?"
Semaine 43
Semaine 43
Hot95 Radio RGB99.2 - Tous les dimanche de 21h à 23h
Une fois n’est pas coutume, je me baladais la semaine dernière sur le net et je suis tombé par hasard sur une vidéo ou on pouvait trouver des artistes telles Twista, Pete Rock, Ice T, et une multitude d’autre personnalités de tous horizons artistiques (affiliés au monde du hiphop…).Vous vous dîtes, mais qui depuis Jay Z dans « Roc Boys » à réussi à réunir autant d’artistes dans un même clip ?! Bon ok, je vous avoue tous : en fait il ne s’agissait pas d’un clip mais d’une publicité pour un jeu du non de BEATERATOR, sur PSP.

Les férus de technologie que nous sommes auront facilement deviné qu’il s’agit belle et bien d’un logiciel de beat making adapté à la console portable de Sony. Les Geek ajouterons qu’il ne s’agit pas du premier soft du genre sur console, encore moins sur une console portable (il existait déjà à l’époque de la Game Boy Advance le logiciel Mtv Music Generator). En voyant cette vidéo, on devine aisément l’approche marketing de l’équipe Rock Star (éditeur de la série GTA) : une ambiance feutré, un canapé, un projecteur pointé sur une déferlante d’artistes et Beat Maker confirmés (américains) essayant le produit et donnant leurs avis sur les possibilités « extraordinaires » de BEATERATOR.
La ou j’ai été interpelé dans cette video, c’est quand la légende de Los Angeles Ice-T a affirmé que beaucoup d’artiste auraient émergé à l’époque si des logiciels tel que BEATERATOR avaient existé…Cette phrase donne matière a réfléchir : Les puristes (encore et toujours les mêmes) tenterons de faire taire un telle affront et diront que ce genres de propos sont encouragé par l’éditeur du jeu pour lui conférer une certaine crédibilité…pour une fois, je ne serai trop pas en désaccord avec eux. Mais outre le fait que le T-Frais à peut être raison, cela signifie que faire des beats serait accessible a Mr et Mme Tous-Le-Monde aujourd’hui????
Enquête !
A l’ancienne…
Les Beat Maker de la première heure étaient pour la plupart (mais pas tous…) des DJ, particulièrement ceux qui ambiançaient les blocks-party en faisant durer le plus longtemps possible les breaks des morceaux de Funk grâce à l’art du Passe-passe. Ces DJ ont fait évoluer leurs arts de manipulateurs de vinyles vers la création musicale. Du découpage à l’assemblage des portions sélectionné avec soins dans les collections de vinyle, faire des beat ca signifiait déjà d’avoir beaucoup de matériel :

- Un séquenceur
- Un sampler
- Une table de mixage
- Du matériel de monitoring (ampli, baffle)
- 1 (ou 2) Platine-vinyle- Des vinyles(généralement une collection conséquente pour sampler originalement)
- Des Synthé, ou divers instruments électronique ou accoustique
Outre la nécessité de bénéficier de suffisamment de place pour entreposer tous ca, il fallait avoir de sacré moyen pour assumer de tels investissements. On pouvait soit bénéficier d’un Ghetto sponsoring (hum hum) ou bien être né dans la bonne famille ou bien être très courageux et risquer la désocialisation en se tuant au taff pour investir dans des machines, sans pour autant être sur qu’elles permettront de percer un jour dans le milieu de la musique (la quantité de matériel de musique disponible à Cash Converter devrait suffire à convaincre les plus sceptique…).
Heureusement que d’ingénieux électronicien on pensé à nos cher compositeurs et mis à leurs disposition des solutions hardware (toujours des machines) telles la MPC, afin de réunir dans le même appareil des fonctions centralisé de sampler-séquenceur-boite à rythme. Jean-Marie Messier en a parlait 20 ans plutard pour Vivendi, Roger Linn (inventeur du Midi Production Center) à appliqué « la convergence artistique » pour le monde de la production musical électro-rythmique (j’avoue que la comparaison est un peu tiré par les cheveux !). Malgré la révolution qu’a constituée l’utilisation d’échantillonneur par les beat maker (série des MPC, E-MU SP1200…), faire des beat était encore réservé à une certaine élite, mais plus pour très longtemps…
La puissance des ordinateurs augmentant, ils ont commencé à être utilisés dans la production musicale dès le début des années 90. Le premier séquenceur informatique est le bien connu Cubase 1.0, développé à la fin des
De plus, le cercle très fermé des personnes ayant la maîtrise des machines était déjà bien installé et il n’était pas concevable pour ceux-ci que des pseudos zikoss aux tendances informa-Geek, entrent dans la cours des grands à coup de souris et de tabulations…Il n’était donc pas de bon ton pour un véritable « architecte sonore » (c’est pompeux je sais) de faire mumuse avec son clavier et sa souris pour concocter un beat. Ceci dit, on ne peut pas dire qu’il était facile de se lancer sérieusement dans le trip quand le seul programme accessible pour un individu lambda fut le fameux Dance & Hiphop E-Jay sorti en 1997.
L’un des logiciels qui m’a permit de sortir quelque chose artistiquement interressant fut le logiciel MUSIC 2000, édité sur PlayStation dès 1999 s’il vous plait (à la même époque sortait ACID Pro sur PC qui remplissait les mêmes fonctions mais encore fallait-il avoir un PC puissant…). L’évolution des capacités de ces logiciels à augmenté quasi proportionnellement avec les caractéristiques des ordis personnels (mémoire Vive supérieure à 512Mo, Disque dur de grande capacités, vitesses de processeurs supérieurs à 1Ghz…).
Faisant parti de cette catégorie de « Low Budget » Beat Maker, mes complexes faces aux « Machinistes » se sont envolées quand mon mentor musical, LE GRAND CHAUVE (aka Big Miq), m’a fa
Petites précision finale : si on ne tient pas compte de CUBASE SX (expert) qui coute à peu prêt le même prix qu’une MPC 2000 si ce n’est plus (glurp), le prix des séquenceurs/échantillonneurs sur pc ne dépasse pas les 400 euros. Si vous voulez éviter le son tout pourri de la carte son intégré de votre PC, vous pouvez même investir dans une carte son semi pro : il y a une multitude de logiciels de MAO gratos pour vous.
Alors toi qui à toujours rêver de t’essayé à la production, si tu es créatif et un peu débrouillard, petit conseil de tonton Stanz’ : l’achat du séquenceur informatique le plus « fruités », te permet de bénéficier de mises à jour gratuite à vie. (A condition de na pas l’avoir piraté…sinon COUIC !). Les versions deviennent de plus en plus complètes au fils des années et concurrencent TRES SERIEUSEMENT les machines…
Alors au lieu de perdre ton temps avec un jeu sur PSP, qui ne laissera surement pas s’exprimer ta créativité comme Timbo le faisait sur son ASR-10, commencent peut-être par chatouiller un clavier AZERTY et une souris, ca donne des ailes pire que la Red Bull, foi de STANZZZ !
BAZZOURIA !
Mr stNz*<
Nb : Une petite pensée pour la maison INTUA, les développeurs de l’appli. Beat Maker for i phone (qui n’est d’ailleurs pas utilisable plus de 20 minutes sans fumer la batterie et risquer une explosion type AZF dans tes mains !). Ils ont réussi à faire tenir dans la bête un logiciel de MAO qui imite avec fidélité la MPC…le tous pour la modique somme de 15 euros…Marley Marl, Primo, Pete Rock, une réaction ???








