"Qu'est-ce qui ce passe Mr stNz*?"
Semaine 41
Hot95 Radio RGB99.2 - Tous les dimanche de 21h à 23h
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Quand on allume sa radio sur les fréquences dite urbaines, ou qu’on se ballade sur les portails spécialisé RAP, on se fait très rapidement une opinion sur ce qu’est la Rap français. Sujet récurrent : les réputations de caïds (vraies ou fausses), l’apologie de la rue et la dévotion totale qui lui est voué, ou encore la revendication d’une authenticité à l’épreuve de toute tentative de démasquage (« MOI je suis un vrai, et tu peux pas m’tester »).
Aujourd’hui, la majorité des emcee français pioche dans l’un ou l’autre de ces schémas pour ce faire une place dans le Rap Jeu, avec plus ou moins de réussite. Loin de moi l’idée de critiquer ce fait. Ferrus de hiphop, il me semble que tous ces thèmes sont indissociables du PRF. La où cela deviens intéressant c’est lorsque l’on compare le manque d’univers du rap français par rapport à la palette ultra-diversifiée d’univers du rap américains. Et des différences il y en a…Explication.
Aujourd’hui, la majorité des emcee français pioche dans l’un ou l’autre de ces schémas pour ce faire une place dans le Rap Jeu, avec plus ou moins de réussite. Loin de moi l’idée de critiquer ce fait. Ferrus de hiphop, il me semble que tous ces thèmes sont indissociables du PRF. La où cela deviens intéressant c’est lorsque l’on compare le manque d’univers du rap français par rapport à la palette ultra-diversifiée d’univers du rap américains. Et des différences il y en a…Explication.
D’où vient le rap français ?A l’origine le rap en France, c’était comme tous mouvement émergent : une courant un peu marginal, très inspiré du modèle original provenant directement des Etats-Unis à l’époque. Le graff ayant fait son entrée dans le moove quelques années plutôt, les b-boy ont ajouté la discipline de la danse au hiphop. Ces deux disciplines reposaient sur des explorations artistiques intenses mais sutour avec un fort esprit de compétition.
C’est sur les mêmes valeurs que le emceeing s’est développé vers la fin des années 80 pour la France Je ne parle évidemment pas des chanteurs de variet’ qui sous couvert de chant un peu « parlé » se revendique aujourd’hui encore comme précurseurs du mouvement hiphop en France (Jacky Quartz - Juste une mise au point ..ca fait toujours bien d’être précurseur de quelque chose Nimportekoi !!).
Le rap (discipline de l’art de la parole en rythme utilisé dans le hiphop) c’était donc cela au début : des mecs, souvent issue du mouvement en tant que breaker, graffeur (ou les deux) qui expérimentaient la récitation de leurs écrits sur des productions rythmés.
Les grand frères américains ont débuté leurs rap à la fin des 70 au sein des blocks party où le but principal était d’ambiancer les foules avec des lyrics entrainantes (« Claps your hands everybody », « Everybody say HooHo » etc.). D’où le terme « maîtres de cérémonie ». Le but n’est pas de retracer l’histoire du rap, mais dans la durée, les textes des MC se sont peu à peu structurés, ont commencé à dépeindre la réalité de l’endroit d’où sont nés les mouvements, réalité tantôt joyeuse, ou malheureuse, tantôt authentique ou romancée.
Sont apparu aussi des mouvements en parallèle qui ont décidé de sortir le hiphop de son origine (les quartiers populaires) pour toucher un public plus large. Cette extension s’est fait par l’intermédiaire de groupe tel Public Enemy ou Run DMC, qui ont trouvé leurs salut grâce à leurs ton revendicateur et leurs textes très engagé politiquement (« FIGHT the Power »…).
Ils dénonçaient au travers de leurs textes le système politique et les inégalités sociales de leurs environnements.
Le hasard ou l’évolution naturelle du mouvement en France à fait que c’est dans ce climat revendicateur que les premiers groupes de RAP Français on commencé à émerger en s’inspirant fortement des groupes d’outre atlantique.
Le rap français à donc pour origine des groupes au ton revendicateur, dénonçant à leurs tours le travers difficiles d’une certains France d’en bas. Les plus sensibles à l’émergence de cet outil de dénonciation du système se trouvent en règle générale dans les quartiers populaires, en banlieue des grandes villes. Les groupes NTM ou IAM en sont les exemples les plus concrets.
A cette époques la majorité des rappeurs se sont lancé dans cette mouvance de Rap engagé ce qui à induit un faible intérêt des rappeurs cocorico pour le rap festifs, ou rap « léger » ce qui auraient sans nul doute été le cas si le l’émergence s’était faite plutôt.
A noté que certains illuminés (Belges ou Maisonnais selon les goûts) ont fait du Rap Francophones en dehors des carcans revendicateurs très majoritaires de l’époque (je parle bien sur de Benny B et de MC Solaar).
C’est sur les mêmes valeurs que le emceeing s’est développé vers la fin des années 80 pour la France Je ne parle évidemment pas des chanteurs de variet’ qui sous couvert de chant un peu « parlé » se revendique aujourd’hui encore comme précurseurs du mouvement hiphop en France (Jacky Quartz - Juste une mise au point ..ca fait toujours bien d’être précurseur de quelque chose Nimportekoi !!).
Le rap (discipline de l’art de la parole en rythme utilisé dans le hiphop) c’était donc cela au début : des mecs, souvent issue du mouvement en tant que breaker, graffeur (ou les deux) qui expérimentaient la récitation de leurs écrits sur des productions rythmés.
Les grand frères américains ont débuté leurs rap à la fin des 70 au sein des blocks party où le but principal était d’ambiancer les foules avec des lyrics entrainantes (« Claps your hands everybody », « Everybody say HooHo » etc.). D’où le terme « maîtres de cérémonie ». Le but n’est pas de retracer l’histoire du rap, mais dans la durée, les textes des MC se sont peu à peu structurés, ont commencé à dépeindre la réalité de l’endroit d’où sont nés les mouvements, réalité tantôt joyeuse, ou malheureuse, tantôt authentique ou romancée.
Sont apparu aussi des mouvements en parallèle qui ont décidé de sortir le hiphop de son origine (les quartiers populaires) pour toucher un public plus large. Cette extension s’est fait par l’intermédiaire de groupe tel Public Enemy ou Run DMC, qui ont trouvé leurs salut grâce à leurs ton revendicateur et leurs textes très engagé politiquement (« FIGHT the Power »…).Ils dénonçaient au travers de leurs textes le système politique et les inégalités sociales de leurs environnements.
Le hasard ou l’évolution naturelle du mouvement en France à fait que c’est dans ce climat revendicateur que les premiers groupes de RAP Français on commencé à émerger en s’inspirant fortement des groupes d’outre atlantique.
Le rap français à donc pour origine des groupes au ton revendicateur, dénonçant à leurs tours le travers difficiles d’une certains France d’en bas. Les plus sensibles à l’émergence de cet outil de dénonciation du système se trouvent en règle générale dans les quartiers populaires, en banlieue des grandes villes. Les groupes NTM ou IAM en sont les exemples les plus concrets.
A cette époques la majorité des rappeurs se sont lancé dans cette mouvance de Rap engagé ce qui à induit un faible intérêt des rappeurs cocorico pour le rap festifs, ou rap « léger » ce qui auraient sans nul doute été le cas si le l’émergence s’était faite plutôt.
A noté que certains illuminés (Belges ou Maisonnais selon les goûts) ont fait du Rap Francophones en dehors des carcans revendicateurs très majoritaires de l’époque (je parle bien sur de Benny B et de MC Solaar).
Et Après Qu’est ce qui s’est passé??
Ce qui s’est passé est d’une simplicité affligeante ; Au lieu de s’enrichir de tout univers susceptible de le faire progresser telle que ça à été le cas aux états unis, le rap Français s’est très rapidement enfermé dans de la dénonciation quasi exclusive.
Dénonciations légitimes car il y avait des choses à dire, il y avait des choses à montrer du doigt pour que les « marginaux du système » se sentent moins seuls dans leurs situations.
Tandis qu’aux états unis le mouvement s’est diversifié de façon riche (avec un rap teinté de toutes les influences géoculturelles possible), le rap français s’est inexorablement spécialisé, avec l’apparition d’un nombre de groupe incalculable, ayant le souci commun de dépeindre de la façon la plus authentique leurs quotidiens…TOUS DE LA MEME FACON, et quelque soit le lieu ou le groupe naissait (NAP, IAM, NTM, EXRPRESS D, SCRED CONNEXION, ASSASIN, LA CLIQUA). Ces groupes ont eut le mérite d’être les meilleurs promoteurs du rap français de l’époque, et l’émulation ainsi généré à alors crée une compétition. Qui a fortement contribué au développement du style de chacun des groupes.
Malheureusement, à ne traiter que les même sujets, on touche un public restreins chez qui la lassitude peut se faire sentir au bout d’un moment. Pire, on fini par ne plus avoir rien à dire. Tout le monde s’est engouffré dans le revendicatif, sans prendre la mesure du potentiel de rap traitant d’autres sujet.
Resultat, peu de mouvance différente se sont développé pendant que le Rap engagé à la Française prospérait, et ce handicap nous le payons encore aujourd’hui, par le retard artistiques qu’il est possible de ressentir.
Nous ne disposons en France que de références rapologique lié a ces univers socialement engagé, contrairement au américains qui possèdes des références de toutes les sortes :
Dénonciations légitimes car il y avait des choses à dire, il y avait des choses à montrer du doigt pour que les « marginaux du système » se sentent moins seuls dans leurs situations.
Tandis qu’aux états unis le mouvement s’est diversifié de façon riche (avec un rap teinté de toutes les influences géoculturelles possible), le rap français s’est inexorablement spécialisé, avec l’apparition d’un nombre de groupe incalculable, ayant le souci commun de dépeindre de la façon la plus authentique leurs quotidiens…TOUS DE LA MEME FACON, et quelque soit le lieu ou le groupe naissait (NAP, IAM, NTM, EXRPRESS D, SCRED CONNEXION, ASSASIN, LA CLIQUA). Ces groupes ont eut le mérite d’être les meilleurs promoteurs du rap français de l’époque, et l’émulation ainsi généré à alors crée une compétition. Qui a fortement contribué au développement du style de chacun des groupes.Malheureusement, à ne traiter que les même sujets, on touche un public restreins chez qui la lassitude peut se faire sentir au bout d’un moment. Pire, on fini par ne plus avoir rien à dire. Tout le monde s’est engouffré dans le revendicatif, sans prendre la mesure du potentiel de rap traitant d’autres sujet.
Resultat, peu de mouvance différente se sont développé pendant que le Rap engagé à la Française prospérait, et ce handicap nous le payons encore aujourd’hui, par le retard artistiques qu’il est possible de ressentir.
Nous ne disposons en France que de références rapologique lié a ces univers socialement engagé, contrairement au américains qui possèdes des références de toutes les sortes :
- pour le rap ethnico-politique (Arrested Developpement, Dead Prez),
- rap puriste (D.I.T.C, Boot Camp Click, Wu Tang…)
- rap gangster (N.W.A, Dogg Pound Ground…)
- rap Soul-Jazz (ATCQ, DeLaSoul, Pete Rock n CL Smooth…)
- rap mélodieux (Bone Thugz n Harmony...)
- rap Freaky (Outkast, Timbaland-Magoo, Missy Elliot...)
- rap Bling Bling (No limit Soldiers, Cash Money Millionaire)
- rap puriste (D.I.T.C, Boot Camp Click, Wu Tang…)
- rap gangster (N.W.A, Dogg Pound Ground…)
- rap Soul-Jazz (ATCQ, DeLaSoul, Pete Rock n CL Smooth…)
- rap mélodieux (Bone Thugz n Harmony...)
- rap Freaky (Outkast, Timbaland-Magoo, Missy Elliot...)
- rap Bling Bling (No limit Soldiers, Cash Money Millionaire)
Le rap français s’est cherché et se cherche toujours. Pour preuve, le grand frère américain, plus visible que jamais, constitue toujours le meilleur appuie pour donner un nouveau souffle à nos chères petites têtes grenées
On a pu voir le thème ghetto/gangster popularisé par des groupes comme le Minister A.M.E.R (« les rattes aime les lascars »…), très influencé par le Gangsta rap West Coast (mid 90’s). Le style à été copiés, exagéré, déformé par d’autres groupes mais l’influence du groupe Val d’Oisien est indéniable dans la démocratisation du « Lascar’ rap à la française »)
De la même façon le thème très bling bling et ostentatoire du Dirty South n’a pas mis longtemps a s’imposé dans le PRF aujourd’hui.
Il est drôle de voir comment les activistes du rap « ghetto » jusqu’ici seul dans le PRF tente de résister à l’influence du Crunk, de la même façon que les raps engagés des années 90 à tenté de résister au l’arrivé du rap ghetto…La lutte sera vaine je pense, il est même peut être trop tard.
Les délires mégalomanes très axés sur la possession d’argent et de femme à ne plus savoir quoi en faire, on y vient de plus en plus.
En attendant, je pense que même dans un petit pays comme la France il y a de la place pour tous le monde.Et puis tant qu’un MC est bon, laissons lui la possibilité d’exister au moins, pour donner un bouffer d’oxygène au moove.
Méfiance car au bout d’un moment, quand les générations de petit frères ne voudront pas reprendre le flambeau, et que les modèle alors actifs au States ne seront plus adaptables, alors tout doucement la flamme s’éteindra, sans que cela ne dérange personnes (même pas les puristes adeptes de rap Oldschool et ceux là vraiment je ne leurs dit pas merci !!)
On a pu voir le thème ghetto/gangster popularisé par des groupes comme le Minister A.M.E.R (« les rattes aime les lascars »…), très influencé par le Gangsta rap West Coast (mid 90’s). Le style à été copiés, exagéré, déformé par d’autres groupes mais l’influence du groupe Val d’Oisien est indéniable dans la démocratisation du « Lascar’ rap à la française »)De la même façon le thème très bling bling et ostentatoire du Dirty South n’a pas mis longtemps a s’imposé dans le PRF aujourd’hui.
Il est drôle de voir comment les activistes du rap « ghetto » jusqu’ici seul dans le PRF tente de résister à l’influence du Crunk, de la même façon que les raps engagés des années 90 à tenté de résister au l’arrivé du rap ghetto…La lutte sera vaine je pense, il est même peut être trop tard.
Les délires mégalomanes très axés sur la possession d’argent et de femme à ne plus savoir quoi en faire, on y vient de plus en plus.
En attendant, je pense que même dans un petit pays comme la France il y a de la place pour tous le monde.Et puis tant qu’un MC est bon, laissons lui la possibilité d’exister au moins, pour donner un bouffer d’oxygène au moove.
Méfiance car au bout d’un moment, quand les générations de petit frères ne voudront pas reprendre le flambeau, et que les modèle alors actifs au States ne seront plus adaptables, alors tout doucement la flamme s’éteindra, sans que cela ne dérange personnes (même pas les puristes adeptes de rap Oldschool et ceux là vraiment je ne leurs dit pas merci !!)
BAZZOURIA !
Mr stNz*<
Nb : une pensée a tous ceux qui font du son simplement pour le kif. Car ce n’est pas le bif qui tue le mouv’, ce sont les personnes qui préfèrent en accumuler en orientant le Rap jeu dans le sens but du profit immédiat. Une pensée aussi à tous ceux qui prennent le risque de ne pas suivre la majorité, et qui assument leurs influences quel qu’elles soient.
2 commentaires:
Bien écrit renoi!!! Jaime bienn al maniere dont tu traite le sujet! De bonnes références, de la reherche et surtout de la vérité!!! Très bon!!!
Bien écrit renoi!!! Jaime bienn al maniere dont tu traite le sujet! De bonnes références, de la reherche et surtout de la vérité!!! Très bon!!!
Iridium.
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